Les habitants de Dubaï se nomment les Dubaïotes (on rencontre aussi « Dubaïens »). Ce gentilé désigne toute personne qui vit dans la ville, quelle que soit sa passeport. Il ne faut donc pas le confondre avec « Émiratis », qui renvoie à la nationalité des Émirats arabes unis et concerne une minorité des résidents.
Comment appelle-t-on les habitants de Dubaï ?
En français, le gentilé de Dubaï n’est pas figé par une institution. L’usage a retenu « Dubaïotes », formé sur le nom de la ville, et « Dubaïens », plus rare mais compris de tous. Les deux sont corrects pour parler de quelqu’un qui habite Dubaï.
Ces termes restent peu courants à l’écrit, car on préfère souvent tourner la phrase : « les gens qui vivent à Dubaï », « les résidents de Dubaï ». La raison est simple : la ville accueille un public tellement varié qu’un seul mot cache mal la réalité.
Dubaïotes ou Émiratis : quelle différence ?
Deux notions s’entremêlent dans cette question : le lieu de résidence et la nationalité. Un gentilé renvoie à la ville, une nationalité renvoie à l’État. À Dubaï, les deux ne se recouvrent presque jamais.
Le gentilé lié à la ville : Dubaïotes (ou Dubaïens)
Être Dubaïote, c’est habiter à Dubaï, que l’on soit né sur place, installé depuis vingt ans ou arrivé le mois dernier. Le mot décrit un ancrage géographique, sans dire quoi que ce soit sur l’origine ou le statut juridique de la personne.
La nationalité : Émiratis (et Émiriens)
Les Émiratis sont les citoyens des Émirats arabes unis (EAU). On trouve aussi « Émiriens », forme également attestée en français, notamment dans le vocabulaire diplomatique, mais « Émiratis » domine dans la presse et dans la langue courante. Un Émirati peut vivre à Dubaï, à Abou Dhabi ou à Charjah : sa nationalité ne dépend pas de l’émirat où il réside.
La nationalité émiratie s’obtient avant tout par filiation paternelle. Vivre à Dubaï pendant des décennies ne donne pas droit à la citoyenneté, ce qui explique le poids très particulier des résidents étrangers.
Qui vit vraiment à Dubaï ? Une population très cosmopolite

Dubaï compte plus de 3,8 millions d’habitants selon les estimations officielles récentes, et ce chiffre progresse chaque année. Les EAU, dans leur ensemble, approchent les 10 millions de personnes. Dans ce total, les citoyens émiratis représentent environ 10 à 12 % de la population, et la proportion est encore plus faible à Dubaï même.
Le reste est composé d’expatriés et de travailleurs migrants. Les ressortissants d’Asie du Sud forment le groupe le plus nombreux, avec en tête les Indiens, suivis des Pakistanais et des Bangladais. On compte aussi beaucoup d’Égyptiens, de Philippins, de Britanniques, de Français ou de Russes. Cette démographie atypique explique que l’anglais serve de langue de communication courante, même si l’arabe reste la langue officielle.
Idée reçue : « tous les Dubaïotes sont Émiratis »
C’est faux. Neuf résidents sur dix environ n’ont pas la nationalité émiratie. Appeler un expatrié français ou indien « Émirati » est une erreur, alors que « résident de Dubaï » ou « Dubaïote » convient très bien.
Dubaï et les 7 émirats des Émirats arabes unis
Dubaï n’est pas un pays, mais l’un des sept émirats qui forment les EAU, fédération créée en 1971 sur les rives du golfe Persique. Les six autres sont Abou Dhabi (la capitale fédérale), Charjah, Ajman, Oumm al-Qaïwaïn, Ras el-Khaïmah et Fujaïrah. Chaque émirat est dirigé par un émir, et celui de Dubaï est la famille Al Maktoum.
Chaque émirat peut en théorie avoir son propre gentilé : on parle ainsi d’Abou-Dabiens ou de Charjiens, même si ces termes sont rarement utilisés. Pour l’ensemble du pays, on emploie « Émiratis ». Cette organisation fédérale aide à comprendre pourquoi on distingue la ville, l’émirat et l’État.
Côté culture émiratie, les traditions bédouines, l’islam et la langue arabe restent très présents dans la vie des citoyens : cuisine, vêtements traditionnels (kandura pour les hommes, abaya pour les femmes), hospitalité, fauconnerie. Elles cohabitent avec le mode de vie international des quartiers d’affaires et de loisirs.
Quel terme utiliser selon le contexte ?
Le bon mot dépend de ce que vous voulez dire : parler d’un lieu de vie, d’une nationalité ou d’un statut. Le tableau ci-dessous résume les emplois les plus fréquents.
| Terme | Qui désigne-t-il ? | Quand l’utiliser |
|---|---|---|
| Dubaïotes / Dubaïens | Toute personne vivant à Dubaï | Pour parler de la ville et de sa vie quotidienne |
| Émiratis / Émiriens | Citoyens des Émirats arabes unis | Pour évoquer la nationalité ou la culture locale |
| Expatriés / résidents étrangers | Personnes installées sans la nationalité émiratie | Pour décrire la majorité de la population |
En pratique, si vous écrivez un texte sur la ville, « les habitants de Dubaï » reste la formule la plus neutre. Réservez « Émiratis » aux situations où vous parlez bien de citoyens, par exemple pour la culture, les lois ou la famille régnante.
Questions fréquentes

Dubaïote est-il un mot officiel ?
Non, il ne figure pas dans une liste officielle de gentilés, mais il est largement employé et parfaitement compris. « Dubaïen » se rencontre aussi.
Un expatrié installé depuis longtemps devient-il Émirati ?
Non. La durée de résidence ne suffit pas, car la nationalité s’obtient surtout par filiation, avec quelques exceptions rares accordées par décision des autorités.
Quelle est la langue officielle des EAU ?
L’arabe, même si l’anglais est omniprésent dans les affaires, les commerces et la vie quotidienne à Dubaï.
Peut-on dire « Dubaïote » pour un Émirati qui habite à Abou Dhabi ?
Non, il vit dans un autre émirat. Il sera simplement Émirati, voire Abou-Dabien si l’on veut préciser sa ville.
